« La résolution pacifique du conflit du Haut-Karabagh est une priorité pour le prochain président français », estime le sénateur André Reichardt

Paris, le 29 mars 2017 – Le Sénateur André Reichardt a été invité par le bureau parisien du Cercle Européen d’Azerbaïdjan (The European Azerbaijan Society – TEAS) à s’exprimer au sujet des priorités du prochain président français dans La Revue du Trombinoscope – un magazine de politique française tiré à 15 000 exemplaires – qui consacre son numéro de Mars 2017 à une série de recommandations aux candidats à la présidence de la République française en matière de perspectives diplomatiques.

En sa qualité de Président du groupe d’amitié France–Caucase au Sénat, il a ainsi déclaré que « la résolution pacifique du conflit du Haut-Karabagh devra s’inscrire parmi les priorités du prochain président français. ». À l’occasion du 25e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France-Azerbaïdjan, il s’avoue impressionné par le degré d’échanges et de collaboration dans divers domaines entre les deux pays, notamment sur des sujets comme la sécurité collective, l’énergie et la coopération économique.

Le Sénateur Reichardt observe toutefois que malgré ces bonnes relations, et le rôle de la France en tant que co-présidente du Groupe de Minsk de l’OSCE – en charge de faciliter une paix négociée dans le conflit du Haut-Karabagh qui oppose l’Arménie et l’Azerbaïdjan – l’Azerbaïdjan éprouve les pires difficultés à se faire entendre en France, du fait de certains puissants lobbies.

Il appelle donc le prochain Président français à faire preuve d’une « objectivité exemplaire » sur le dossier, et à faire de la résolution de ce conflit une priorité immédiate, tant il pèse sur la « stabilité politique et économique » d’une région aux portes de l’Union Européenne.

M. Reichardt a également rappelé les profondes implications de ce conflit pour l’Azerbaïdjan. En raison de l’occupation par l’Arménie du Haut-Karabagh et des sept provinces limitrophes, le pays doit gérer près d’un million de personnes déplacées ou réfugiées dont le seul espoir est de retourner chez elles, pour vivre en paix avec leurs voisins arméniens, comme c’était le cas auparavant.

Il a conclu son propos en renouvelant sa proposition qui vise à encourager la diplomatie parlementaire entre le Sénat français et ses équivalents arménien et azerbaïdjanais, afin de « faire avancer les discussions » – une invitation déjà formulée à la mi-mars en marge de la visite officielle du Président azerbaïdjanais Ilham Aliyev en France.

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