Lancement de la biographie définitive d’Heydar Aliyev au Parlement britannique

Communiqué de presse – Le 31 octobre, la biographie définitive en langue anglaise de l’ancien Président azerbaïdjanais Heydar Aliyev a fait l’objet d’une soirée de lancement au Parlement britannique, au cours d’un événement – qui a fait salle comble – animé par le député Bob Blackman MP, également Président du Groupe parlementaire multipartite pour l’Azerbaïdjan. L’événement était organisé par le Cercle Européen d’Azerbaïdjan (TEAS – The European Azerbaijan Society) s’est déroulé en présence d’invités de marque, comme Lord Kilclooney, Lord Addington, et les députés Mark Pawsey et Martin Vickers.

Cette biographie en trois volumes de l’ancien Chef de l’État – publiée par TEAS Press – couvre toutes les périodes de sa vie. Son auteure, la députée Elmira Akhundova, journaliste de 1990 à 2003, a vécu au pays les premières années de l’indépendance et le retour d’Heydar Aliyev – ex-membre du Politburo soviétique et leader de l’Azerbaïdjan souverain – après une période de grande agitation politique. Membre du service de presse, étroite collaboratrice du Président qu’elle a interviewé à plusieurs reprises, Mme Akhundova a été le témoin privilégié de ses décisions politiques. Plusieurs invités ont eu le plaisir de se voir remettre un exemplaire de la biographie, dédicacée par l’auteure.

Au total, Mme Akhundova a travaillé sur le livre pendant 14 ans. Elle aura, pendant la genèse de l’ouvrage, pu accéder à une foule de documents et mené 350 entretiens avec des membres de la famille, des amis et des collègues d’Heydar Aliyev, qui n’avaient pour certains jamais évoqué leurs souvenirs.

Après le mot d’accueil de M. Jack Pegoraro (Directeur de TEAS Londres), le député Bob Blackman a pris la parole : « L’essor de Bakou et de l’Azerbaïdjan doit beaucoup au travail d’Heydar Aliyev. Il a fait d’une ex-République soviétique assoupie, un pays indépendant et prospère dont la population jouit d’un niveau de vie en élévation constante.

« Grâce aux politiques qu’il a mises en œuvre, les relations entre le Royaume-Uni et l’Azerbaïdjan se sont renforcées. On se souvient notamment du Contrat du siècle passé avec le consortium AIOC (Compagnie Opératrice Internationale d’Azerbaïdjan) – dirigé par BP – qui portait sur l’extraction du pétrole et du gaz et qui a assuré un haut niveau de prospérité à cette nation. Cette formidable biographie, qui représente une belle somme de travail de la part d’une auteure très proche d’Heydar Aliyev, lequel était un authentique ami du Royaume-Uni.

« Pour avoir visité l’Azerbaïdjan à quatre reprises, je suis bien placé pour témoigner des progrès spectaculaires accomplis par le pays. J’ai aussi eu l’occasion de me rendre compte de la condition des déplacés internes qui souffrent aujourd’hui encore de l’occupation illégale du Haut-Karabagh et des sept régions voisines. J’ai également mesuré le travail entrepris par le gouvernement azerbaïdjanais pour assurer des conditions de vie décentes à ces populations. »

« À chaque hommage que l’on souhaite rendre à Heydar Aliyev, il convient de garder à l’esprit qu’il a fait de l’Azerbaïdjan un pays stable, indépendant, et jugé stable par ses partenaires, dont le Royaume-Uni, a déclaré S.E. Tahir Taghizadeh (Ambassadeur d’Azerbaïdjan au Royaume-Uni). Il y a 20 ans seulement, le pays était déchiré par des guerres intérieures, subissait la présence de troupes étrangères sur son territoires, et importait tout ce qu’elle consommait, y compris son gaz.

« Aujourd’hui, le pays reçoit moins d’aide de l’étranger qu’elle n’en procure. Malgré la crise pétrolière, notre PIB n’a cessé de croître. La seule question qui n’a pas été réglée est celle de l’occupation arménienne, qui occupe aujourd’hui encore près de 20% du territoire azerbaïdjanais.

« Heydar Aliyev, outre sa personnalité hors du commun, était un homme agréable et bienveillant. Sa minutie et l’attention qu’il porte aux détails ont sauvé le pays plus d’une fois. Je remercie Mme Akhundova pour son travail remarquable. »

Mme Tamara Dragadze – ex-conseillère de BP qui a assisté à la signature du Contrat du siècle – se souvient « d’un homme doté d’une mémoire extraordinaire, d’une détermination sans faille et d’une volonté qui se sont manifestées à plusieurs reprises devant l’adversité. Il avait vraiment des qualités uniques qui le rendaient digne d’une biographie aussi remarquable ».

« Personne n’aurait imaginé que l’ancien dirigeant communiste de l’Azerbaïdjan, un homme qui faisait partie des chefs du puissant empire soviétique, surprendrait la République tout entière, puis le monde entier, en la faisant renaître de ses cendres, tel le phénix, s’est amusée ensuite Mme Akhundova. 

« Quel est le mystère de cet homme ? Comment, contrairement à la croyance populaire, a-t-il réussi à se baigner deux fois dans la même rivière, et avec le succès que l’on sait ? Je pense que la réponse est à chercher dans ces mots d’un grand Premier ministre britannique, Sir Winston Churchill, qui a dit un jour : ‘La seule manière, pour un individu, de demeurer constant parmi des circonstances changeantes, c'est de changer avec elles.’ Heydar Aliyev était capable de s’adapter à l’époque, à la situation, et il l’a fait. Il s’est dévoué totalement à l’intérêt supérieur de sa patrie, l’Azerbaïdjan, qu’il aimait tant.

« Heydar Aliyev a vécu une vie très difficile. Il a vu s’effondrer des idéaux dans lesquels il croyait profondément, et il a survécu à la dislocation d’un pays qu’il avait servi fidèlement. Il est ensuite entré de plain-pied dans une ère nouvelle pour recommencer sa vie et gravir un second Everest politique, mais dans un autre pays, et à une autre époque. »

La musique étant chère au cœur de l’ancien Chef de l’État – qui était khanende (chanteur de mugham) amateur à ses heures – c’est un intermède musical pertinent qui a été assuré par le joueur de tar septuagénaire Rafiq Rustamov. Distingué Artiste d’honneur de l’Industrie culturelle de la République d’Azerbaïdjan, Rafiq Rustamov remporte son premier concours en 1969, l’année durant laquelle Heydar Aliyev a été nommé à la tête de la République socialiste soviétique d’Azerbaïdjan.

La manifestation s’est terminée par une agréable séance de questions-réponses.

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