Première britannique pour le documentaire Objectif Bakou – Comment Hitler a perdu la bataille du pétrole au Palais de Westminster

Communiqué de presse – Le 17 octobre, soit moins d’un mois avant les commémorations du Jour du souvenir dans tout le Royaume-Uni, un documentaire important consacré à une bataille méconnue de la Deuxième Guerre mondiale a été projeté en présence d’une centaine de personnes (Azerbaïdjanais, historiens militaires et amis de l’Azerbaïdjan), à la Committee Room 12 de la Chambre des Lords du Parlement britannique. Cette projection était organisée par le député Mark Menzies, vice-président du Groupe parlementaire multipartite pour l’Azerbaïdjan (qui partage son secrétariat avec le Cercle Européen d’Azerbaïdjan – The European Azerbaijan Society [TEAS]). Elle fait suite à la première européenne organisée à Paris, au Musée de l’Armée de l’Hôtel National des Invalides.

En utilisant des images d’archives restaurées et colorisées selon un procédé numérique, le documentaire met en évidence la bravoure des Azerbaïdjanais qui ont participé à la guerre au sein de l’Armée soviétique pour combattre le fascisme, dans un conflit qui coûtera la vie à 400 000 d’entre eux. Au total, 128 Azerbaïdjanais ont été élevés au rang de Héros de l’Union Soviétique. Ce nouveau documentaire intitulé Objectif Bakou – Comment Hitler a perdu la bataille du pétrole, réalisé par Robert Mugnerot, a été produit par Louis Vaudeville pour CC&C Productions, en collaboration avec le Baku Media Center, avec le soutien de la Fondation Heydar Aliyev.

L’une des séquences les plus mémorables de ces images d’archives montrent Adolf Hitler en compagnie de plusieurs dignitaires du régime nazi en train de manger un gâteau – en forme de carte de la région Caspienne – décoré des lettres B–A–K–U en crème au chocolat et surmonté d’un drapeau frappé de la croix gammée. Après en avoir mangé une part, Hitler a déclaré : « Si on ne met pas la main sur le pétrole de Bakou, tout est perdu. » Ses propos n’avaient rien d’exagéré : les gisements de Bakou – qui représentaient 80% de l’ensemble des ressources soviétiques – ont joué un rôle décisif dans la réussite de l’Armée Rouge. Hitler avait même programmé la prise de Bakou pour le 26 septembre 1942. Mais après un dur combat livré par 681 000 Azerbaïdjanais pour reprendre le contrôle de leurs gisements de pétrole et combattre le fascisme, Hitler a vu ses plans contrariés pour de bon.

Le mot de bienvenue a été prononcé par M. Jack Pegoraro (Directeur de TEAS Londres), qui a ensuite laissé la parole à un député britannique qui se rend régulièrement en Azerbaïdjan, M. Mark Menzies, lequel a déclaré : « Ce film nous rappelle le rôle de l’Azerbaïdjan durant ces années-charnière de la Deuxième Guerre mondiale. L’Allemagne nazie a déployé des moyens importants pour s’emparer des gisements de pétrole de Bakou. C’est en raison du courage de nombreux Azerbaïdjanais que les Nazis n’ont pas pu atteindre leur but ultime. S’ils y étaient parvenus, la guerre n’aurait pas connu le même dénouement, et elle aurait duré plus longtemps. Les événements de l’histoire doivent être restitués avec précision, et c’est justement l’un des mérites de ce film.

« Au Royaume-Uni, comme dans le reste de l’Europe, les épisodes de la guerre qui se sont déroulés à l’Est sont souvent négligés. Ce film explique par le menu le rôle très important qu’a joué l’Azerbaïdjan pendant le conflit. Je suis heureux de vous proposer ce film en qualité de Vice-président du Groupe parlementaire multipartite pour l’Azerbaïdjan, qui s’est donné pour mission de renforcer les liens qui unissent le Royaume-Uni et l’Azerbaïdjan. »

Entièrement constitué d’images d’archives, le documentaire a été une révélation pour le public, qui a découvert (ou redécouvert) une ville de Bakou où est née la mécanisation de l’extraction du pétrole, et dont la prospérité lui a valu le surnom de « Paris du Caucase », tant les rues de la capitale azerbaïdjanaises étaient encadrées d’immeubles rappelant ceux de Stockholm, Paris, Moscou et Varsovie, et fréquentées par des personnes particulièrement bien habillées.

Le film s’est ensuite attardé sur le rôle du carburant de Bakou dans l’Union Soviétique et les difficultés de l’Allemagne nazie qui ne disposait que de maigres réserves près de la frontière polonaise. Il est aussi revenu sur les succès militaires des Nazis en 1940, symbolisés par la croix gammée vue alors sur la Tour Eiffel. Pour autant, seule la victoire contre la Roumanie a rapporté du carburant à la Wehrmacht et à la Luftwaffe.

Le documentaire revient également sur le courage et la débrouillardise des femmes azerbaïdjanaises, que ce soit comme soudeuses d’oléoducs, dans l’infanterie, ou dans les usines de munitions. On y voit aussi le Général de Gaulle rencontrer Joseph Staline à Moscou, puis des images de la Bakou de 1945 (le jour de la victoire) et celle d’aujourd’hui, une ville indépendante, moderne, propre, calme et regorgeant de trésors architecturaux.

Notons qu’il n’existe pas de version DVD du documentaire, mais que celui-ci a été présenté à Bakou en mai 2015 et a été diffusé depuis sur plusieurs chaînes européennes, dont RMC Découverte et National Geographic.

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